L’essentiel
Peut-on sous-louer sur Airbnb ?
Oui, mais jamais sans l’accord écrit du propriétaire. Sous-louer, c’est louer à un tiers un logement dont on est soi-même locataire : sur Airbnb, le locataire devient l’hôte de voyageurs dans un logement qui ne lui appartient pas.
Les règles dépendent de qui sous-loue : un particulier locataire de son logement, un locataire de logement social, ou une société qui prend le logement à bail pour le sous-louer en courte durée, ce qu’on appelle la sous-location professionnelle.
Trois situations
- Locataire du privé : possible avec l’accord écrit du propriétaire
- Locataire d’un logement social : interdit, sauf rares exceptions
- Société de sous-location : possible si le bail l’autorise
Locataire
L’accord du propriétaire, prix compris
Un locataire, en logement vide comme en meublé, doit obtenir l’accord écrit de son propriétaire, à la fois sur la sous-location et sur son prix. Le loyer au mètre carré demandé au sous-locataire ne peut pas dépasser celui du bail principal.
Il remet au sous-locataire l’autorisation écrite et une copie du bail en cours. S’il s’agit de sa résidence principale, la location aux voyageurs reste limitée à 120 jours par an, voire 90 dans certaines communes.
Avant de sous-louer
- Obtenir l’accord écrit du propriétaire, prix compris
- Respecter le plafond du sous-loyer au mètre carré
- Ne pas dépasser 120 jours par an pour une résidence principale
Risques
Sans accord, des risques sérieux
Une sous-location non autorisée peut entraîner la résiliation du bail du locataire et de celui du sous-locataire. Le locataire peut être condamné à rembourser au propriétaire tous les sous-loyers perçus, et à lui verser des dommages et intérêts.
Depuis un arrêt du 12 septembre 2019, la Cour de cassation juge que les sous-loyers perçus sans autorisation reviennent au propriétaire. Le 21 septembre 2023, elle a précisé que le locataire doit les restituer en totalité, sans déduire le loyer qu’il a lui-même payé. Le 7 janvier 2026, elle a ajouté qu’Airbnb joue un rôle actif et peut être tenue responsable, aux côtés du locataire, d’une sous-location illicite.
Ce que risque le locataire
- La résiliation de son bail
- Le remboursement de tous les sous-loyers
- Des dommages et intérêts si le préjudice est prouvé
Sous-location professionnelle
Le loyer garanti, un bail qui l’autorise
Dans la sous-location professionnelle, le propriétaire loue son logement à une société avec un bail qui l’autorise expressément à le sous-louer en courte durée. La société l’exploite pour son propre compte et lui verse chaque mois le loyer et les charges prévus au bail, que le logement soit occupé ou non.
On parle aussi de loyer garanti : c’est l’offre que Leandro propose à Grenoble et jusqu’à une heure de route.
Pour le propriétaire
- Un loyer versé chaque mois, logement occupé ou non
- Aucun voyageur à accueillir, aucun ménage à organiser
- Un bail écrit qui encadre la sous-location
Règles locales
Déclaration, commune et copropriété
Même autorisée par le bail, la sous-location en courte durée respecte les règles du meublé de tourisme : déclaration en mairie ou enregistrement, changement d’usage si la commune l’exige, règlement de copropriété.
C’est celui qui propose le logement aux voyageurs qui le déclare, avec l’accord du propriétaire. À Grenoble, la Ville demande l’accord écrit du propriétaire avec signature légalisée, sa pièce d’identité et son dernier avis de taxe foncière.
Nos guides utiles
- Déclarer son meublé de tourisme
- Loi Le Meur : ce qui change en 2026
- Taxe de séjour Airbnb : qui paie, combien ?
Comparer
Loyer garanti ou conciergerie ?
Avec une conciergerie en co-hôte, vous restez l’hôte : vous gardez vos revenus, votre calendrier et vos tarifs, et payez une commission sur les réservations. Avec le loyer garanti, vous louez à une société : un revenu fixe, qui ne varie pas selon la saison.
Le bon choix dépend de votre objectif : des revenus plus élevés mais variables, ou un loyer fixe chaque mois, sans vous occuper des voyageurs.
En résumé
- Conciergerie : revenus variables, vous restez l’hôte
- Loyer garanti : revenu fixe, la société est l’hôte
- Dans les deux cas, les règles du meublé de tourisme s’appliquent




